Ère magazine, édition décembre 2019

Assurance vieillesse étatique Garantie des besoins vitaux (assurance sociale) Société Prévoyance professionnelle Maintien du niveau de vie antérieur Collectivité 1 er pilier Prévoyance individuelle complémentaire Maintien du niveau de vie antérieur Individu Autres formesde constitutiond’unpatri- moineà longterme Réserves/ amélioration du niveau de vie Individu 2 e pilier 3 e pilier Modèle des trois piliers de l’assurance-vieillesse Prévoyance par capitalisation Désignation Objectif Responsable principal 8 ère magazine | décembre 2019 FOCUS PRODUITS Lorsqu’il est question de prévoyance, deux formules re- viennent souvent dans les discussions: le 3 e pilier A et le 3 e pilier B. Il n’est pas toujours aisé de savoir quelles sont les caractéristiques qui se cachent derrière ces deux termes. Quelles sont les principales différences entre eux. Et, surtout, comment ces produits peuvent-ils être utilisés dans le cadre de la préparation de sa retraite. POURQUOI UN TROISIÈME PILIER? Qu’entend-on par 3 e pilier? Il a été nommé ainsi par op- position au premier et au deuxième pilier. Le système de prévoyance suisse est basé sur trois piliers. Le pre- mier est composé de l’Assurance-vieillesse et survivants (AVS) et de l’Assurance-invalidité (AI). Il est obligatoire et concerne toutes les personnes vivant ou travaillant en Suisse. Il est destiné à couvrir les besoins vitaux à la retraite. Le 2 e pilier est celui de la prévoyance profession- nelle (LPP). Il est obligatoire pour toutes les personnes travaillant en Suisse et gagnant un montant annuel mi- nimum. Les cotisations de ces deux piliers sont payées en partie par l’employeur et en partie par l’employé. A eux deux, les 1 er et 2 e piliers sont destinés à garantir le maintien du niveau de vie à la retraite. Pratiquement, cela devrait représenter le financement de 60% du dernier revenu au moment du départ à la retraite. Malheureusement, ce 60% du dernier revenu ne suffit souvent pas à maintenir le niveau de vie à la retraite. De plus, ce 60% n’est atteint qu’à la fin d’une carrière complète, débutée à l’âge de 25 ans et sans aucune interruption de cotisation. Enfin, le taux de couver- ture baisse rapidement pour les salaires supérieurs à CHF 84 600.–. Il est donc important de compléter sa prévoyance avec un 3 e pilier : la prévoyance individuelle. 3 E PILIER A ET 3 E PILIER B: QUELLE DIFFÉRENCE? Il existe deux types de 3 e pilier: le 3 e pilier A (prévoyance liée) et le 3 e pilier B (prévoyance libre). Ils se distinguent principalement par leur fiscalité. Les caractéristiques du 3 e pilier A sont définies par l’Ordonnance sur les déductions admises fiscalement pour les cotisations versées à des formes reconnues de prévoyance (OPP3). Celle-ci prévoit que les primes ver- sées pour financer un 3 e pilier A peuvent être déduites de l’impôt sur le revenu. Pour un salarié, le total des primes versées en 2019 ne peut pas dépasser CHF 6826.–. Pour un indépendant, ce total est de CHF 34128.– (au maxi- mum 20% du revenu net d’exploitation par année civile). Les versements des primes fixées lors de la conclusion du contrat peuvent cependant ne pas atteindre ce montant maximal. Le bénéficiaire du 3 e pilier A peut alors librement verser, au cours de l’année, des primes supplémentaires comme il l’entend, jusqu’à concurrence du montant maxi- mal, sans avoir à payer un impôt de 2.5% (droit de timbre). Il n’est en aucun cas possible de cotiser davantage que ces montants maximaux. Le moment de la retraite arrivé, les rentes issues d’un 3 e pilier A sont taxées sur le revenu à hauteur du 100% de leur valeur, puisque toutes les primes versées durant la période d’épargne ont pu être déduites du revenu imposable. Quant au 3 e pilier B, il fait référence à un grand nombre de produits de prévoyance. Au niveau fédéral, ceux-ci ne bénéficient pas d’avantages fiscaux. Cependant, le canton de Genève a choisi d’accorder une déduction de l’impôt sur le revenu pour les primes périodiques versées sur ces types de produits. La déduction maximale est fixée à CHF 2196.– pour une personne célibataire, CHF 3294.– si les deux conjoints sont salariés, auxquels il est possible d’ajouter CHF 898.– par enfant (ces chiffres étant majorés pour les indépendants). Pour un couple marié avec deux enfants, la déduction peut donc se monter à CHF 5090.–. Au moment de l’arrivée à la retraite, les rentes sont taxées sur le revenu, à hauteur de 40% de leur valeur. 3 E PILIER A ET 3 E PILIER B: UN DUO GAGNANT!

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